L’origine de la maladie

L’origine de la maladie2017-12-15T13:51:31+00:00

Génétique

Le syndrome de Marfan est une maladie du tissu conjonctif. Dans 95% des cas, le syndrome est causé par une mutation du gène de la fibrilline. Cette fibrilline est la composante principale des microfibrilles extracellulaires qui sont l’élément structurel majeur de l’élastine du tissu conjonctif. Le tissu conjonctif est présent un peu partout dans le corps humain mais on en retrouve en grande quantité dans l’aorte, les tendons, les muscles ciliaires, la peau et autour des organes.
Lorsque les fibres sont anormales (à cause de la mutation dans le gène FBN1), celles-ci seront moins résistantes ce qui dans le cas de l’aorte peut provoquer des microdissections qui peuvent faire dégénérer le média de l’aorte.

La fibrilline sert aussi de « colle » entre les cellules. Dans le cas d’une mutation à certains endroits de la protéine, le système de « colle » fonctionne moins bien, ce qui engendre une mauvaise adhérence des tissus et peut provoquer une hypermobilité ligamentaire, une ectopie du cristallin ou encore une bulle apicale.

Les défauts dans la fibrilline l’empêchent de retenir le TGF beta qui sera alors constamment relargué au lieu d’etre accumulé dans les cellules pour n’être relargué qu’en cas de nécessité. Or le TGF beta est responsable de la régulation du renouvellement cellulaire et de la formation de nouvelles cellules musculaires lisses. Dans le cas d’un relarguage trop important du TGF beta, les tissus peuvent être dégradés en trop grandes quantités ce qui provoquera une fragilisation du tissu à cet endroit.

Transmission

Le syndrome de Marfan est une maladie génétique se transmettant selon le mode autosomique dominant.
En conséquence, un parent atteint du syndrome de Marfan a une probabilité sur deux de transmettre la maladie à chacun de ses enfants.

Néo-mutations

Il est aussi possible que le syndrome soit le résultat d’une mutation spontanée (ou néo-mutation), et donc qu’une seule et unique personne soit atteinte dans une famille.
Actuellement, on considère que 25% des cas de Marfan sont ainsi dûs à une néo-mutation.